![]() par Diane Veilleux Garneau | |
Pensée |
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Quelquefois, pour écrire, on ne trouve rien d'autre que les débris de sa propre vie. Le vieux chagrin de Jacques Poulin | |
| La palette de la nature | |
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auteur inonnu |
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Il était une fois un tailleur de pierre qui en avait assez de s'épuiser à creuser la montagne sous les rayons brûlants du soleil.
"C'est éreintant de tailler la pierre, et ce soleil ! Ah, comme j'aimerais être à sa place, je serais là-haut, tout-puissant. "Or, par miracle, son appel fut entendu : il se transforma en soleil. Tout heureux, il se mit à envoyer ses rayons, mais s'aperçut vite que ceux-ci était arrêtés par les nuages. "Pourquoi être le soleil si les nuages peuvent stopper mes rayons ? "Et il devint nuage, survola le monde, répandit la pluie et finit par être dispersé par le vent. "Ah, le vent disperse les nuages ! C'est lui le plus fort. Je veux être le vent. "Et il devint le vent. Il souffla en bourrasques, en tempêtes, en ouragans. Mais un jour, un mur haut et dur lui barra le passage : c'était la montagne. "A quoi ça sert d'être le vent si une montagne peut m'arrêter? "Et il devint la montagne. Puis, il sentit quelque chose qui le frappait, quelque chose de fort qui le creusait de l'intérieur. C'était un petit tailleur de pierre... | |
Diane Veilleux Garneau |
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la nostalgie du passé J'ai du bon tabac | |
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C'était un bien drôle d'ecclésiastique que l'abbé Gabriel Charles, né à Paris en 1697. Chanoine à Reims, il était également chansonnier à Paris où il menait ce q'on pourrait appeler une vie "pas très catholique". Amateur de soupers fins et de bons vins, il était reconnu pour se retrouver dans les vignes du Seigneur un peu trop souvent. Il avait un très grand talent pour la musique. Mais selon son humeur, il pouvait aussi bien composer des motets que des chansons grivoises. C'est ainsi qu'il composa pour le plaisir des générations ultérieures le fameux "J'ai du bon tabac dans ma tabatière". | |
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Auteur inconnu | |
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Après une rude journée, un vétérinaire rentre chez lui complètement épuisé. À peine s'est-il couché que le téléphone se met à sonner. S'il te plait, chérie, dit-il à sa femme, dis que je ne suis pas là. "Mon cheval fait une crise de conjonctivite, dit une voix au bout du fil. Le docteur pourrait-il me rappeler dès qu'il rentrera?" À demi assoupi, le vétérinaire marmonne quelques instructions à sa femme, qui les répète à son interlocuteur. "Si vous suivez ces conseils à la lettre, votre cheval va se porter comme un charme.""Merci bien madame, réplique l'homme. Mais le monsieur qui est avec vous est-il vraiment qualifié pour donner de tels conseils ?" | |
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